OUI, mais fortement déconseillé ! Cette réponse s’applique, quelle que soit l’activité de l’association. Le recours par une association, à un animateur ou un éducateur en auto-entrepreneur pour l’encadrement régulier de ses activités n’est pas interdit, mais comporte de très gros risques de requalification en contrat de travail.

Il en sera ainsi dans la mesure où les conditions dans lesquelles l’intervenant intervient révèlent, en fait, l’existence d’un lien de subordination. Ce risque sera important notamment si l’intervenant est directement payé par le club, s’il ne dispose pas d’une clientèle propre, s’il utilise le matériel mis à sa disposition par l’association, s’il n’a pas le choix des élèves ni des horaires, s’il reçoit des instructions précises… Cette requalification en contrat de travail pourra résulter soit d’un redressement opéré par l’URSSAF, soit d’une contestation de l’intervenant qui surviendra généralement lorsque la collaboration ne sera pas renouvelée d’une saison sur l’autre.

Il existe une solution beaucoup plus sûre, le recours à un groupement d’employeur qui évitera à l’association d’être employeur tout en bénéficiant des compétences de l’éducateur en toute légalité et en toute sécurité.